L’essentiel : la Miyoo Mini Plus est une très bonne console de poche dont presque tous les chiffres sont faux. Les 7 à 8 heures imprimées sur la boîte sont 5 à 6 dans la vraie vie, les 450 nits n’ont jamais été mesurés par personne, et les 15 000 jeux en font trente à cinquante de jouables. Il n’y a aucune puce 3D dedans, donc ni Nintendo 64, ni Dreamcast, ni PSP. Elle reste recommandée : bon format d’écran, vraie poche de jean, et le logiciel le plus abouti de sa gamme de prix. Le seul vrai problème, c’est où tu l’achètes.
Depuis trois ans, dès que quelqu’un demande par où commencer en rétrogaming portable, il y a toujours quelqu’un pour répondre Miyoo Mini Plus et fermer le débat. Cet avis part de l’autre bout : on a vérifié ligne par ligne ce qu’on raconte sur cette console, dans le code source des logiciels qui la font tourner, dans la fiche technique du fabricant de sa puce, et dans les discussions ouvertes par ses propres développeurs. Le résultat est inconfortable. À peu près tout ce qui circule sur cette machine est faux, et elle reste quand même l’achat que l’on conseille. Les deux sont vrais en même temps, et cet article explique pourquoi. Verdict tranché en fin de page, avec les prix relevés et datés.
- La Miyoo Mini Plus en 30 secondes
- Ce qui est vrai, et qui est très bien
- OnionOS : le vrai produit, ce n’est pas la console
- Le logiciel en 2026 : qui maintient quoi
- Il n’y a pas de puce 3D dedans
- Ce qui tourne, et ce qui ne tournera jamais
- Les chiffres qui mentent
- Les vrais défauts, et lesquels comptent
- Le prix, le seul vrai problème
- Verdict : pour qui oui, pour qui non
- FAQ Miyoo Mini Plus
La Miyoo Mini Plus en 30 secondes
Sortie en 2023, la Plus est la grande sœur de la Miyoo Mini de 2021 : même idée en plus grand, 3,5 pouces au lieu de 2,8, une vraie batterie, du Wi-Fi, une prise USB-C et des gâchettes utilisables. C’est elle qui est devenue la référence de sa gamme de prix.

| Processeur | SigmaStar SSD202D, 2 cœurs à 1,2 GHz, architecture 32 bits |
|---|---|
| Graphismes | Moteur 2D uniquement. Aucune partie 3D, d’après la fiche technique du fabricant |
| Mémoire | 128 Mo, soudés dans la puce, non extensibles |
| Écran | 3,5 pouces IPS, 640×480, format 4:3 |
| Batterie | 3 000 mAh. Aucun circuit de gestion : le pourcentage est déduit de la tension |
| Stockage | Carte micro-SD uniquement, celle fournie étant déconseillée par la documentation d’OnionOS |
| Connectivité | Wi-Fi, USB-C. Pas de Bluetooth, pas de sortie vidéo |
| Charge | 5 V, hors norme de charge moderne |
| Horloge | Absente sur les premiers modèles, présente sur les récents |
Une confusion à régler tout de suite
La Miyoo Mini V4 n’est pas la Miyoo Mini Plus. La V4 est la quatrième révision de la petite : 2,8 pouces, pas de Wi-Fi. La Plus est un autre modèle, 3,5 pouces avec Wi-Fi. Ce n’est pas une question d’interprétation : le système lit une étiquette matérielle au démarrage, et il en existe deux, MIYOO283 pour la petite et MIYOO354 pour la Plus. C’est écrit dans le code source d’OnionOS.
Ce qui est vrai, et qui est très bien
Commençons par le meilleur, parce qu’il est souvent mal expliqué. L’écran : 3,5 pouces, dalle IPS, 640×480. Le chiffre important n’est pas la définition, c’est le format 4:3.
Super Nintendo, Mega Drive, NES, PlayStation, Game Boy Advance : tout ce à quoi tu veux rejouer a été dessiné en 4:3. Sur un écran large, tu as soit deux gros bandeaux noirs, soit une image étirée. Ici l’image remplit la dalle exactement comme elle a été conçue. C’est bête, et c’est énorme.

Ensuite, le format. Cette console rentre dans une poche de jean. Pas dans un sac, pas dans une poche de veste : dans une poche de jean, avec ton téléphone, et tu peux t’asseoir. Ça change complètement l’usage. Une console qui reste à la maison, tu y joues deux fois. Une console qui est sur toi, tu y joues dans la file d’attente, dans le train, en salle d’attente. Détail que personne ne mentionne et qui revient sans arrêt chez ceux qui l’ont : elle est stable posée à plat, elle ne bascule pas.
Côté fabrication, c’est du sérieux pour le tarif : les boutons ont de la course, la coque ne grince pas, et la Plus est nettement plus solide que la petite, qui avait la réputation de casser si on la regardait de travers.
Le vrai argument de cette console n’est dans aucune spécification : elle est assez petite pour être toujours sur toi, et assez agréable pour que tu aies envie de l’allumer.
Dans cette gamme de prix, la plupart des machines finissent dans un tiroir au bout de trois semaines : tu as testé les cinq jeux de ton enfance, et c’est fini. Celle-là, les gens la gardent, et ça fait trois ans que ça dure.
OnionOS : le vrai produit, ce n’est pas la console
Voilà le point que les fiches produit ne diront jamais. Le meilleur de cette console, ce n’est pas la console.
À la réception, elle tourne sur un logiciel d’usine qui fait le minimum. La première chose que fait à peu près tout le monde, c’est de le remplacer par OnionOS : gratuit, développé par des passionnés, installé en copiant quelques dossiers sur la carte mémoire. Pas de soudure, pas de terminal, et le logiciel d’usine n’est même pas touché. Si ça se passe mal, tu reformates et tu recommences.

La machine change alors de métier : une centaine d’émulateurs intégrés, des thèmes, des jaquettes téléchargées automatiquement. Et surtout la fonction qui fait tomber les gens amoureux, le GameSwitcher : un carrousel de tes derniers jeux avec une capture de l’endroit exact où tu t’es arrêté. Tu quittes en plein combat de boss, tu reviens en plein combat de boss, deux secondes plus tard. Sous l’entrée RetroArch du menu, tu retrouves d’ailleurs exactement l’interface décrite dans notre guide complet de RetroArch : mêmes cœurs, mêmes menus, en plus petit.
Autour, il y a un mode invité, un compteur de temps de jeu, un filtre lumière bleue et les succès RetroAchievements, ces derniers fonctionnant par intermittence.

Un détail très classe : sous 4 % de batterie, la console sauvegarde toute seule et s’éteint proprement pour que tu ne perdes pas ta partie. Retiens cette phrase, on y revient plus bas et tu souriras moins. La procédure d’installation complète, les pièges de carte mémoire et le choix entre OnionOS et ses alternatives sont détaillés dans notre guide dédié à OnionOS sur Miyoo Mini Plus.
Le logiciel en 2026 : qui maintient quoi
C’est la question que personne ne pose sur ces machines, et c’est la seule qui compte sur le long terme. Le matériel ne bougera jamais. Le logiciel, lui, est écrit par des bénévoles, et les bénévoles ont une vie. On est allé regarder les pages des projets, une par une, plutôt que de recopier des blogs.
| Projet | État | Compatible Mini Plus |
|---|---|---|
| OnionOS | Dernière version stable en juin 2024, une pré-version en janvier 2026, plus de code écrit depuis. 113 tickets ouverts | Oui, c’est sa machine d’origine |
| MinUI | Archivé par son auteur en novembre 2025, le jour même de sa dernière version | Oui, mais figé |
| spruceOS | Actif, code écrit en août 2026 | Oui, classée stable par le projet |
| MyMinUI | Actif, reprise de MinUI avec l’arcade et Doom en plus, version d’août 2026 | Oui |
| MiyooCFW | Actif | Non, malgré son nom : il vise des consoles de 2018 |
| NextUI | Actif | Non : uniquement les TrimUI, c’est écrit sur sa page |
Le résumé tient en trois lignes : le projet historique est en pause mais fonctionne, l’alternative historique est archivée, et deux projets vivants ont pris le relais. Si un article te recommande MiyooCFW ou NextUI pour ta Mini Plus, ferme l’onglet.
Est-ce que ça t’empêche de jouer ? Non. Un logiciel gelé sur un matériel gelé ne pourrit pas : tu allumes, tu joues, et ce sera pareil dans cinq ans. Ce que tu perds, c’est le futur : les bugs connus resteront, et il n’y aura pas de nouvel émulateur. Tu achètes une machine finie, ce qui, pour une console rétro, est peut-être exactement ce que tu cherches.
Il n’y a pas de puce 3D dedans
Dedans, il y a une seule puce : la SSD202D, fabriquée par SigmaStar. À l’origine, elle n’a pas été conçue pour jouer, mais pour des écrans intelligents, des interphones vidéo, des petits panneaux d’affichage. Deux cœurs à 1,2 GHz, et 128 mégaoctets de mémoire à côté. Pas gigaoctets. Mégaoctets, soudés dans la puce, donc jamais extensibles.
Le vrai point se trouve dans la fiche technique officielle du fabricant, et il tient en cinq mots : « moteur graphique 2D ». Il n’y a pas de ligne en dessous. Aucune partie 3D dans cette console, ni petite, ni ancienne. Quand un site t’annonce fièrement le « GPU Mali » de la Miyoo Mini Plus, tu sais en dix secondes qu’il n’a jamais ouvert la fiche du constructeur.
Ce que 128 Mo veulent dire concrètement
À l’installation, OnionOS crée sur la carte mémoire un fichier de 128 Mo qui sert de rallonge quand la mémoire de la console est saturée. 36 émulateurs sur 54 sont configurés pour s’en servir : la Super Nintendo, la PlayStation, l’arcade, et même la NES. Conséquence directe : ta carte mémoire n’est pas un placard, c’est un organe. Elle travaille pendant que tu joues, et c’est pour ça que celle d’origine pose problème.
Ce qui tourne, et ce qui ne tournera jamais
Tu ne trouveras aucun pourcentage ici. Les « 70 % de la ludothèque PS1 » et autres « la Nintendo 64 tourne à 80 % » viennent tous des mêmes sites générés automatiquement, et personne n’a jamais fait ce test. À la place, voilà ce que les développeurs ont écrit dans le code.
Son terrain : NES, Super Nintendo, Master System, Mega Drive, Game Boy, Game Boy Color, Game Boy Advance, PC Engine, Neo Geo et l’arcade. C’est ce pour quoi elle a été faite, et c’est largement de quoi remplir plusieurs vies de joueur.

La PlayStation passe. La documentation officielle indique que la plupart des jeux PS1 tournent à 60 images par seconde nativement, à condition de désactiver le rembobinage et l’avance rapide. Tu as donc Symphony of the Night, Final Fantasy VII ou Metal Gear Solid dans ta poche, au bon format d’écran.

Et ce qui ne tourne pas. Nintendo 64, Dreamcast, PSP : non. Pas « ça rame », pas « il faut baisser les réglages ». Aucun de ces émulateurs n’est compilé pour cette machine, ceux qui existent ailleurs visant des processeurs 64 bits quand la Mini Plus est en 32 bits. Question de format, pas de puissance.
Les développeurs le savent si bien qu’ils l’ont écrit : spruceOS tient une liste de ce que chaque console a le droit de lancer, et pour la Mini Plus, six systèmes sont explicitement barrés : Dreamcast, Nintendo 64, PSP, Saturn et les portages de jeux PC. Sur 76 autres systèmes, aucune restriction. Le détail machine par machine, avec les cas limites comme la Nintendo DS, est dans notre article sur ce que la Miyoo Mini Plus fait vraiment tourner.
Les chiffres qui mentent
Prenons la boîte, et vérifions ce qui est imprimé dessus.

Les 7 à 8 heures d’autonomie
En mai 2024, un utilisateur ouvre un ticket : on lui a promis sept heures, il en a cinq. Celui qui lui répond n’est pas un internaute de passage, c’est le développeur du système de la console, dans la discussion ouverte à ce sujet. Sa réponse tient en une phrase : cinq heures lui paraissent tout à fait normales. Il explique ensuite que tout dépend du Wi-Fi, du haut-parleur, de l’émulateur et de la luminosité.
La documentation officielle le confirme avec son propre graphique : presque huit heures, en Game Boy Advance, à 50 % de luminosité. Et juste à côté, son conseil : le haut-parleur est le composant qui consomme le plus. Les sept heures ne sont pas un mensonge, c’est un record de laboratoire. Toi, en Super Nintendo, avec un écran que tu peux regarder : cinq à six heures. Ce qui va très bien pour une console de poche.
Les 450 nits de luminosité
On a cherché qui les avait mesurés. Un appareil, un protocole, un résultat. Rien. Le chiffre vient de la fiche vendeur, il a été recopié par un blog, puis par un deuxième, puis par des machines qui génèrent des articles, et au bout de trois ans c’est devenu une vérité. Ce n’est même pas un mensonge de Miyoo. Ce qu’on peut dire honnêtement : dix niveaux de luminosité, du noir de grotte au lisible dehors. Un très bon écran d’intérieur, pas un écran de terrasse.
Les 15 000 jeux inclus
Techniquement vrai : il y a bien quinze mille fichiers sur la carte. Le problème est dans le mot « jeu ». Là-dedans, tu as le même titre en version américaine, européenne et japonaise, ce qui fait trois. Les bêtas. Les traductions de fans. Les hacks. Et des centaines de jeux Atari qui durent quarante secondes. Le nombre de jeux auxquels tu vas réellement jouer tourne entre trente et cinquante, comme sur toutes les consoles depuis toujours.

La jauge de batterie, et le bug qu’elle traîne
Cette console n’a aucun circuit de gestion de batterie. Elle devine : elle mesure la tension et en déduit un pourcentage. Or la tension chute dès que le processeur travaille. Résultat concret : tu passes de la PlayStation à la Game Boy, le processeur souffle, la tension remonte, et ton pourcentage de batterie augmente tout seul, sans charger. La documentation d’OnionOS le dit noir sur blanc, et un ticket signale que pendant la charge, le pourcentage reste sous 10 % après plusieurs heures branché. Il a été fermé d’un « seul Miyoo peut résoudre ça ».
Le seul conseil de cet article qui peut te sauver une partie
Souviens-toi de l’extinction automatique sous 4 %. En janvier 2026, une discussion signale que lorsqu’elle se déclenche pendant que le jeu sauvegarde, la sauvegarde est corrompue, et pas seulement la sauvegarde rapide : le fichier du jeu aussi. Réponse du mainteneur : l’écrasement du fichier de sauvegarde ne peut pas être désactivé. Le lien entre la jauge qui devine et cette extinction, c’est nous qui le faisons, les deux étant documentés séparément. La parade : sauvegarde à l’ancienne, dans le jeu, de temps en temps. Cinq secondes, et le problème disparaît.
Les vrais défauts, et lesquels comptent
Six défauts, dans l’ordre, et un seul est vraiment gênant.
La carte mémoire fournie. Celui-là compte, et ce n’est pas nous qui le disons. La documentation officielle d’OnionOS déconseille fortement d’utiliser la carte SD et le lecteur livrés par Miyoo, tous les deux très sujets à la corruption de données et à la panne. Ajoute à ça la rallonge de mémoire de 128 Mo qui travaille pendant que tu joues : budgète une quinzaine d’euros de carte Samsung ou SanDisk. Ce n’est pas une option. La bonne nouvelle, c’est que la quasi-totalité des « ma Miyoo est morte » se règle avec une carte neuve.

Le haut-parleur. Il grésille, et il est placé sous les boutons d’action : ton pouce se pose dessus et étouffe le son. Un casque règle le problème et rallonge la batterie au passage. Et si une fiche te parle de haut-parleurs stéréo, il y en a un. Un seul. Ça se compte à l’œil nu.
Les gâchettes. Beaucoup de vidéos se trompent : elles ne cassent pas, il n’y a aucune épidémie. Elles sont simplement désagréables, course courte et doigt à remonter d’un centimètre, compromis assumé pour caser quatre gâchettes sur une machine de la taille d’un jeu de cartes. Une coque grip imprimée en 3D à une douzaine d’euros corrige ça et l’ergonomie du dos plat au passage : trente minutes passent, trois heures donnent des crampes.
Le chargeur, et celui-là peut tuer ta console. Elle ne respecte pas la norme de charge moderne et veut du 5 volts. Charge-la avec un vieux chargeur USB classique, et tu n’y penses plus jamais.
L’horloge, enfin, sur les premiers modèles : il n’y en a pas. La console ne sait pas quelle heure il est quand elle est éteinte, donc dans les Pokémon Game Boy Advance, tout ce qui dépend du temps est cassé : cycle jour-nuit, baies, loterie. La rustine officielle est spectaculaire : le système ajoute quatre heures à l’horloge à chaque redémarrage. Test très simple : éteins ta console une nuit et rallume-la. Si l’heure est juste, tu as un modèle récent.
Le prix, le seul vrai problème
Ni l’écran, ni la puce, ni le logiciel. Le vrai problème de cette console en 2026, c’est où tu l’achètes. Voilà quatre prix relevés, avec leur date.
| Machine | AliExpress | Amazon.fr | Écart |
|---|---|---|---|
| Miyoo Mini Plus | 78 € (5 sept. 2026) | 92 € (5 sept. 2026) | 14 € |
| TrimUI Brick | 94 € (5 sept. 2026) | 182 € (5 sept. 2026) | 88 € |
La même TrimUI Brick, le même jour, au double du prix selon la boutique. Et là on comprend le vrai sujet, qui dépasse largement la Miyoo : sur Amazon, ces consoles ne sont pas vendues par leurs fabricants. Elles sont vendues par des revendeurs qui achètent en Chine et fixent le prix qu’ils veulent. C’est exactement le métier qu’on décrivait dans notre avis sur la R36S, où des machines à vingt-cinq euros repartaient à cent vingt sous un autre nom. Ici, ils ne changent même pas le nom.
Le réflexe à prendre : compare le prix ailleurs avant de commander. Trente secondes de vérification, quatre-vingt-huit euros d’écart dans le pire des cas. Ces chiffres disent aussi autre chose de plutôt bon pour la Miyoo : au bon endroit, seuls 16 € la séparent de la Brick. La question n’est donc plus « laquelle est la moins chère », elle est redevenue « qu’est-ce que tu veux ».
Verdict : pour qui oui, pour qui non
Ses chiffres sont gonflés, sa fiche technique est modeste, son système principal est en pause, et il traîne un bug qui peut te coûter une sauvegarde. Et malgré tout ça, la Miyoo Mini Plus reste recommandée.
Parce qu’aucun de ces reproches ne touche ce qu’elle fait réellement : le bon format d’écran, une vraie poche de jean, une fabrication sérieuse, et le logiciel le plus abouti de sa catégorie de prix avec deux projets vivants derrière lui.

- Prends-la si tu veux la plus petite console de poche qui existe, que tu ne dépasses jamais la PlayStation, et que tu es prêt à installer OnionOS. Dix minutes, et c’est la moitié de l’intérêt de la machine ;
- ne la prends pas si tu veux un stick analogique, une sortie télé ou de la Nintendo 64. Là, il faut regarder ailleurs, et la TrimUI Brick est la réponse évidente, à son vrai prix ;
- et achète-la au bon endroit. Les quatorze euros d’écart entre les deux boutiques, c’est exactement le prix de la carte mémoire dont on t’a dit qu’elle n’était pas optionnelle.
Si tu la prends
La console : Miyoo Mini Plus sur AliExpress. La carte mémoire, celle qui n’est pas optionnelle : une Samsung EVO sur Amazon. Ce sont des liens affiliés : ça ne change rien à ton prix et ça finance les consoles qu’on démonte ensuite. Les tarifs bougent souvent sur ces machines, vérifie avant de valider.
Pour finir sur le chiffre qui résume tout : sur l’ensemble de la fiche produit, un seul n’a jamais été tordu par personne. C’est 640×480, la définition de l’écran. Elle n’a bougé sur aucune version, et elle est écrite dans le logiciel qui démarre la console. Un chiffre juste sur toute une fiche.
FAQ Miyoo Mini Plus
La Miyoo Mini Plus fait-elle tourner la Nintendo 64 ou la PSP ?
Non, et ce n’est pas une question de réglages. Aucun émulateur Nintendo 64, Dreamcast ou PSP n’est compilé pour cette machine : ceux qui existent visent des processeurs 64 bits, la Mini Plus est en 32 bits. Le projet spruceOS barre explicitement six systèmes pour elle. Son plafond réel, c’est la PlayStation.
Quelle autonomie réelle pour la Miyoo Mini Plus ?
Compte cinq à six heures en usage normal, pas les sept à huit annoncées sur la boîte. Le développeur du système estime lui-même cinq heures parfaitement normales. Les huit heures sont atteignables en Game Boy Advance, à mi-luminosité et au casque, le haut-parleur étant le composant le plus gourmand de la machine.
Faut-il installer OnionOS ?
Oui, et c’est la moitié de l’intérêt de la console. OnionOS s’installe en copiant des dossiers sur la carte mémoire, sans soudure ni terminal, et le logiciel d’usine n’est pas touché. Tu y gagnes une centaine d’émulateurs, les jaquettes automatiques, les thèmes et le GameSwitcher qui te ramène exactement là où tu t’es arrêté.
Miyoo Mini Plus ou Miyoo Mini V4 ?
Ce sont deux machines différentes, pas deux versions de la même. La V4 est la quatrième révision de la petite Mini : 2,8 pouces, sans Wi-Fi. La Plus a un écran de 3,5 pouces, le Wi-Fi et de vraies gâchettes. Le système les distingue par deux étiquettes matérielles distinctes, MIYOO283 et MIYOO354.
Faut-il changer la carte SD fournie ?
Oui, c’est l’achat le plus rentable sur cette console. La documentation d’OnionOS déconseille formellement la carte et le lecteur livrés par Miyoo, jugés très sujets à la corruption de données. Comme 36 émulateurs utilisent un fichier d’extension mémoire posé sur cette carte, elle travaille en permanence. Une Samsung ou SanDisk à une quinzaine d’euros règle la question.
