L’essentiel : les raccourcis clavier RetroArch sont actifs en permanence pendant le jeu, et le logiciel ne les affiche nulle part. F1 ouvre le menu, F2 et F4 gèrent les sauvegardes instantanées, R rembobine, Espace accélère. Ils se consultent et se modifient dans Réglages > Entrées > Raccourcis. Bonus que personne ne documente : la touche S ouvre une recherche dans n’importe quel menu du logiciel.
Tu joues, tu veux revenir au menu, et tu ne sais pas comment. Tu as entendu parler d’un rembobinage, d’une sauvegarde instantanée, d’un ralenti, sans jamais savoir sur quelle touche appuyer. C’est normal : RetroArch active une dizaine de raccourcis clavier dès le lancement d’un jeu, et il ne te les montre à aucun moment. Cette page les réunit, explique ceux qui changent réellement ta façon de jouer, et montre comment les remapper sans casser ta configuration. Si tu débutes sur le logiciel, installe-le et pose tes cœurs avant de t’attaquer à cette page.
- Où se trouvent les raccourcis
- La feuille de triche
- Les 4 qui changent vraiment le jeu
- La touche S, la recherche cachée
- Les raccourcis à la manette
- Remapper sans tout casser
- FAQ raccourcis RetroArch
Où se trouvent les raccourcis
Ces raccourcis vivent dans le logiciel décrit par le guide complet de RetroArch, à un endroit précis : Réglages, Entrées, Raccourcis. Tout y est listé, tout y est modifiable, et l’écran fonctionne aussi bien depuis le menu que pendant une partie. La référence exhaustive des assignations vit dans la documentation Libretro.

Deux réglages de cet écran méritent ton attention avant de toucher aux touches elles-mêmes. Le premier s’appelle Raccourcis liés au joueur 1 : désactivé, les raccourcis répondent à n’importe quel périphérique branché. Le second est un délai d’activation, exprimé en images, qui évite les déclenchements accidentels quand tu appuies vite. Sa valeur par défaut convient à la quasi-totalité des usages.
La feuille de triche
Voilà les raccourcis par défaut, ceux qui sont actifs dès l’instant où un jeu se lance. Garde ce tableau ouvert la première semaine, il t’évitera des mois de tâtonnements.
| Touche | Effet | Quand ça sert |
|---|---|---|
| F1 | Ouvre et ferme le menu pendant le jeu | Le seul vraiment indispensable |
| F2 | Sauvegarde instantanée | Avant un passage difficile |
| F4 | Recharge la sauvegarde instantanée | Juste après l’avoir ratée |
| F7 | Emplacement de sauvegarde suivant | Pour garder plusieurs points distincts |
| R maintenu | Rembobinage | À activer d’abord dans les réglages |
| Espace | Avance rapide | Écrans de chargement, intros, grinding |
| E | Ralenti | Passages qui demandent des réflexes |
| P | Pause | Sans passer par le menu |
| K | Avance image par image | Pour analyser un timing précis |
| F9 | Coupe le son | Plus rapide que le menu système |
| Échap | Quitte en sauvegardant la configuration | Toujours préférer ça à la croix de la fenêtre |
Le piège à éviter : fermer RetroArch par la croix
Quitter par la croix de la fenêtre peut faire perdre les réglages modifiés pendant la session, puisqu’ils ne sont écrits qu’à la fermeture propre. Échap fait le travail correctement, et c’est aussi le seul moyen de garantir que ta configuration de manette survive au redémarrage.
Les 4 qui changent vraiment le jeu
Sur la liste complète, quatre méritent qu’on s’y arrête, parce qu’ils modifient la façon même de jouer à des titres pensés pour une autre époque.
Le rembobinage
Il n’est pas actif par défaut. Va dans Réglages, Limiteur d’images/s, puis active Rembobinage. En jeu, tu maintiens la touche R et le jeu remonte le temps. Tu rates ton saut, tu maintiens, tu es deux secondes avant.

Ça coûte un peu de mémoire et quelques images par seconde, ce qui reste sans conséquence sur un PC. Sur une console de poche en revanche, coupe-le dès que la machine force : c’est la première cause de ralentissement sur les petites machines.
Les sauvegardes instantanées
F2 enregistre l’état exact de la console à l’image près, F4 le recharge, et F7 change d’emplacement pour te donner plusieurs points. Une précaution s’impose : sur les jeux qui ont une vraie sauvegarde interne, garde-la en parallèle. Une sauvegarde instantanée est liée au cœur qui l’a créée, et changer de cœur ou de version peut la rendre illisible.
L’avance rapide et le ralenti
Espace accélère, E ralentit. L’un sert sur les temps de chargement PlayStation et les longues introductions, l’autre sur les passages qui demandent des réflexes qu’on n’a plus. La vitesse d’accélération se règle d’ailleurs dans le même menu que le rembobinage, et une valeur trop haute rend le son inécoutable.
L’avance image par image
K avance d’une seule image. Combiné à P pour la pause, c’est l’outil qui permet de comprendre un timing de boss ou de vérifier qu’un enchaînement passe vraiment. Peu connu, très utile dès qu’on cherche à progresser sur un jeu précis.
Ces raccourcis séparent celui qui subit RetroArch de celui qui le pilote. Ce ne sont pas des options avancées, ce sont les commandes de base.
La touche S, la recherche cachée
Celui-là ne figure dans aucun tutoriel, et c’est probablement le plus utile de tous. Dans n’importe quel menu de RetroArch, appuie sur S : un clavier de recherche s’ouvre. Tu tapes le nom d’un réglage, il te le sort.

Le gain est considérable dès qu’on cherche une option dont on a oublié l’emplacement. Les réglages de RetroArch sont répartis sur des dizaines de sous-menus, et plus personne ne retient où vit chacun d’eux. Cette recherche fonctionne aussi dans le téléchargeur de cœurs et dans tes listes de jeux, ce qui en fait le raccourci le plus rentable du logiciel.
Les raccourcis à la manette
Une manette branchée est reconnue automatiquement : RetroArch applique le profil des modèles Xbox, PlayStation, Switch Pro et de la plupart des génériques, sans rien demander.

Pour les raccourcis en revanche, aucune combinaison manette n’est assignée par défaut. C’est visible sur l’écran Raccourcis : les lignes « afficher/masquer le menu » et « quitter » en version manette affichent « Aucun ». Tant que tu joues au clavier à côté, ça ne pose aucun problème. Dès que tu joues à la manette depuis le canapé, ça en devient un : tu n’as plus de moyen d’ouvrir le menu.
Le réglage à faire une fois pour toutes
Assigne une combinaison manette à l’ouverture du menu, typiquement Select + Start ou un bouton peu utilisé. Sur ce même écran, tu peux définir une touche d’activation des raccourcis : elle doit être maintenue pour que les autres raccourcis répondent, ce qui évite de déclencher une sauvegarde instantanée en plein combat.
Remapper sans tout casser
Trois niveaux de personnalisation coexistent dans RetroArch, et les confondre est la source classique des configurations qui partent de travers.
- Les affectations de RetroManette associent les boutons physiques de ton périphérique aux boutons virtuels du logiciel. C’est le niveau le plus bas, et on n’y touche qu’en cas de manette mal reconnue ;
- Les raccourcis sont globaux : ils s’appliquent à tous les cœurs et à tous les jeux. C’est là que vivent F1, F2, R et les autres ;
- Les fichiers de remappage sont spécifiques : tu peux enregistrer une disposition pour un cœur donné, voire pour un seul jeu, via le menu rapide pendant la partie. Idéal pour un jeu qui inverse les boutons d’action.
La règle : modifie les raccourcis globaux, enregistre les inversions de boutons en remappage par jeu. Ainsi, une expérimentation ratée sur un titre ne contamine jamais le reste de ta bibliothèque. Et si une configuration part vraiment en vrille, l’écran Entrées propose une réinitialisation aux valeurs par défaut.
FAQ raccourcis RetroArch
Comment ouvrir le menu RetroArch pendant un jeu ?
La touche F1 du clavier, par défaut, et elle referme le menu de la même façon. À la manette, aucune combinaison n’est assignée d’origine : il faut aller l’ajouter dans Réglages, Entrées, Raccourcis, sur la ligne « afficher/masquer le menu » en version manette.
Pourquoi le rembobinage ne fonctionne pas ?
Parce qu’il n’est pas activé par défaut. La touche R ne fait rien tant que l’option n’a pas été cochée dans Réglages, Limiteur d’images/s, Rembobinage. C’est un emplacement contre-intuitif, et c’est la raison pour laquelle beaucoup d’utilisateurs concluent que la fonction n’existe pas.
Peut-on changer les raccourcis par défaut ?
Oui, toutes les lignes de l’écran Raccourcis sont modifiables : tu sélectionnes la ligne et tu appuies sur la nouvelle touche. Les raccourcis sont globaux, donc ta modification vaut pour tous les cœurs et tous les jeux. Pour un changement limité à un seul titre, passe plutôt par les fichiers de remappage du menu rapide.
Les raccourcis sont-ils les mêmes sur console portable ?
La logique est identique, les touches non. Sur une console rétro portable, c’est le système de la machine qui impose ses combinaisons, souvent à base de bouton Menu ou Select maintenu. Les fonctions, elles, sont exactement les mêmes : c’est le même RetroArch qui tourne dessous.
À garder sous la main
Trois touches suffisent pour commencer : F1 pour le menu, F2 et F4 pour les sauvegardes. Ajoute R une fois le rembobinage activé, et S dès que tu cherches un réglage. Le reste viendra naturellement.
Ces raccourcis valent aussi dans ta poche : les consoles rétro portables font tourner le même logiciel, avec les mêmes fonctions derrière d’autres boutons. Notre comparatif des consoles rétro portables te dira lesquelles ont la puissance pour en profiter, et le guide des cœurs explique pourquoi elles n’installent jamais les mêmes que ton PC.
